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    L'EVOLUTION DES OUVERTURES

     

    Les premiers coups aux échecs sont décisifs. Pourtant, les joueurs n'ont pas toujours usé de la même stratégie. Randal S. Olson, un assistant chercheur spécialiste des sciences informatiques à l'université du Michigan, est parvenu à montrer dans une série d'infographies relayée par io9 que depuis 1850, les opinions concernant les quatre premiers coups ont beaucoup évolué.

    Pour réaliser ces infographies, Randal S. Olson a parcouru un échantillon de données recueillies lors de 650.000 tournois d'échecs depuis le XVe siècle. Mais afin de garantir une exhaustivité à son étude, il n'a conservé que les données des parties s'étant déroulées entre 1850 et 2014.

    «Des centaines d'ouvertures ont été développées depuis 1850, explique-t-il sur son blog. Ça pourrait donc constituer un bon exercice de voir comment ces ouvertures ont évolué depuis.»

     En analysant le premier coup des blancs, il découvre que la stratégie de fond n'a pas évolué depuis 1850: pour gagner une partie d'échecs, il faut toujours se diriger vers le centre du plateau. Mais la manière d'y parvenir à totalement changé.

     «En 1850, les ouvertures avec les blancs étaient très homogènes: la plupart des experts jouait le pion roi [e4] (...). Les années 1920 voient apparaître un nouvel élan d'innovation avec la popularité croissante de l'ouverture Zukertort (cavalier en f3) et la partie anglaise (pion en c4).»

     Aujourd'hui, toutes ces stratégies sont utilisées par les joueurs d'échecs, et ont pour conséquence d'avoir modifié les stratégies de défense des noirs, qui ont dû s'adapter à chaque nouvelle ouverture.

     «L'essor du jeu du pion reine dans les années 1890 a entraîné l'envol de la stratégie du début fermé au même moment. Les ouvertures des pièces noirs ont, de manière similaire, connu une innovation soudaine dans les années 1920, avec le développement de la défense indienne en réponse au pion dame, et l'introduction de la célèbre défense sicilienne, en réponse au coup ordinaire du pion roi.»

     Au fil des ans, les stratégies utilisées aux échecs ne cessent donc de se diversifier.

     «Alors qu'en 1850, il y avait moins d'une centaine d'ouvertures uniques à la fin des deux premiers tours des deux joueurs, il y en a plus de 1.000 en 2014.»

     L'auteur tient toutefois à préciser que cela pourrait être dû à la densité des données récoltées pour les dernières années de son étude.

     


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