• LES ECHECS HONGROIS...

    DE L'APRES GUERRE AUX ANNEES 80

     

    De l'après guerre jusqu'aux année 70, Gédéon Barcza fut l'un des meilleurs joueurs Hongrois : il remporta huit fois le championnat national entre 1942 et 1966 (en 1942, 1943, 1947, 1950, 1951, 1955, 1957 et 1958) et représenta son pays à sept olympiades d'échecs : six fois entre 1952 et 1962 ainsi qu'en 1968. Lors des olympiades, il remporta une médaille d'or individuelle au troisième échiquier en 1954 et une médaille de bronze par équipe en 1956. Barcza était connu pour son style positionnel. Il a donné sa préférence à l'ouverture caractérisée par les coups 1.Cf3, d5 ; 2.g3 et 3.Fg2 et connue comme le « système Barcza ». Cette ouverture réserve la possibilité de rentrer soit dans une ouverture anglaise, soit dans une ouverture hypermoderne comme l'attaque est-indienne par interversion de coups.

    En 1950, la FIDE lui décerna le titre de maître international et en 1954 celui de grand maître international.

    Barcza était en concurrence dans son pays avec László Szabó qui fut également huit fois champion de Hongrie entre 1935 et 1968, représenta la Hongrie à 11 Olympiades, jouant au premier échiquier à cinq reprises. En 1937, il prend la médaille de bronze par équipes, et la médaille d'argent individuelle. Szabó est le meilleur joueur hongrois pendant près de vingt ans (avant de laisser la place à Lajos Portisch dans les années 1960) et au sommet de sa carrière, il fut l'un des douze meilleurs joueurs du monde.

    Pal Benko fut un cas à part dans l'Histoire des échecs en Hongrie.

    Champion d'échecs de Hongrie à l'âge de 20 ans, Benko défend les couleurs de son pays à l'Olympiade d'échecs de Moscou en 1956 au 3e échiquier avec un score de 10/15 et une médaille de bronze collective. Mais après les Olympiades étudiantes de Reykjavik en 1957, il émigra aux États-Unis en 1958 et sa carrière se poursuivit sous le drapeau de l'oncle Sam.

    D'autres joueurs hongrois se sont distingués durant les années 50-60, comme Levente Lengyel, Győző Forintos ou László Bárczay.

     

    A compter du milieu des année 60, Lajos Portisch (photo) fut un des plus forts grands maîtres non soviétiques (#3 mondial en décembre 1980). Il a participé à dix matchs des candidats au championnat du monde de 1965 à 1989, remporté quatre fois le tournoi de Wijk aan Zee (en 1965, 1972, 1975 et 1978) et neuf fois le championnat de Hongrie de 1958 à 1981.

    1978 et 1980 sont deux grandes années pour les Echecs hongrois : en 1978 la Hongrie crée une grosse surprise en remportant les Olympiades, car l'URSS n'était invaincue depuis son adhésion à la FIDE (l'URSS était absente deux ans auparavant à Haïfa pour cause de boycott). L'équipe était composée de Portisch, Ribli, Sax, Adorjan, Csom et Vadasz.

    En 1980, la compétition fut passionnante. Les deux nations terminèrent avec le même nombre de points, l'URSS ne gagnant que grâce au départage du système Buchholz. La Hongrie confirme donc sa prestation précédente, secouant l'hégémonie de l'URSS dans cette discipline. La Hongrie (Portisch, Ribli, Sax, Csom, Faragó, Pintér) tint tête à une énorme équipe soviétique (Karpov, Polougaïevski, Tal, Geller, Balachov et Kasparov). 

    Dans les années 80, Portisch était talonné par Guyla Sax qui atteignit le douzième rang mondial en 1989. Zoltán Ribli et József Pintér complétait souvent une équipe de Hongrie toujours bien placée lors des Olympiades.

     


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