L'ECOLE HYPERMODERNE

Richard Reti, l'apôtre de cette révolution
L'école hypermoderne, aussi nommée école néoromantique, est un courant de pensée qui a considérablement modifié la théorie et la pratique du jeu d'échecs au début du XXe siècle. Ce courant est considéré comme un prolongement de l'école classique.
Là où les classiques considéraient l'occupation du centre comme une nécessité, les « hypermodernes » prônaient un contrôle à distance de ce dernier (par la mise en fianchetto des fous, par une attaque du centre adverse par les pions de flancs, mais aussi la surprotection, la prophylaxie, le louvoiement...).
C'est le prolifique Xavier Tartacover qui fut à l'origine de ce terme. En effet, Xavier Tartacover a publié en 1924 le livre Die Hypermoderne Schachpartie (La Partie d'échecs hypermoderne) et c'est sous le terme d'« hypermoderne » qu'il qualifiait le style de jeu des joueurs tel que Alexandre Alekhine, Efim Bogoljubov et Gyula Breyer.
L'apport des hypermodernes a révolutionné la théorie des ouvertures : de nombreuses ouvertures peuvent être considérées comme hypermodernes. Il s'agit pour l'essentiel de toutes les ouvertures qui se refusent à occuper prématurément le centre mais préfèrent le contrôler par des pions ou des pièces, quitte à pousser l'adversaire à occuper le centre par des pions pour mieux les attaquer par la suite. En voici une liste non exhaustive pour les deux camps.
Pour les blancs
le début Réti
la partie anglaise
le début Larsen
Pour les noirs
la défense Alekhine
la défense est-indienne
la défense ouest-indienne
la défense nimzo-indienne
la défense Grünfeld
la défense Moderne
Les deux plus grands penseurs de ce courant sont Richard Réti et Aaron Nimzowitsch qui dans leurs ouvrages respectifs ont décrit et vulgarisé la pensée hypermoderne.